8 févr. 2023

Le camping-car : autrefois ringard, aujourd’hui tendance


Avec plus de 100 000 ventes de véhicules neufs et d’occasion, 2021 restera une année historique pour les camping-cars. Si le marché s’est replié en 2022, avec près de 91 000 camping-cars neufs et d’occasion immatriculés en France, la demande pour ces véhicules de loisirs reste forte. Longtemps associé aux « beaufs », puis aux retraités, le camping-car voit désormais son image dépoussiérée par une jeune génération en quête de liberté et de confort. Retour sur l’histoire de cette tendance en vogue, qui était loin de faire l’unanimité il y a encore quelques années.

Bourgeois, beauf, ringard : l'image du camping-car au travers des décennies

L’histoire et la sociologie du camping-car sont étroitement liées à celle du camping. Instauré par les classes bourgeoises londoniennes désireuses de quitter provisoirement la ville au profit de la campagne, le camping s’est développé en France et en Europe sur toute la première moitié du XXème siècle. Pour autant, qui dit camping ne dit pas forcément frugalité : les roulottes de charme et les caravanes de luxe ont été inventées en même temps que les vacances en plein air.

Camping-car : 120 ans d’histoire

Aussi, le tout premier camping-car a vu le jour en 1903 à Bordeaux. Baptisée « La Bourlinguette », ce véhicule de 7m de long sur châssis 20 CV intégrait même une chambre de bonne ! Au fil des années, de nouveaux modèles toujours plus sophistiqués ont progressivement vu le jour. Réservées aux classes aisées, ces roulottes automobiles de fabrication artisanale ont connu différents noms, avant d’être consacrées comme « camping-cars » en 1929, avec le modèle conçu par les forges Gérard.

Le premier camping-car de série sort en 1948, sous la marque Notin. A la même époque, le Volkswagen Transporter est adapté : diverses versions du combi suivront alors, pour un succès planétaire.

Les années 60 marquent un tournant pour le camping et avec lui, le changement de regard sur cette pratique.
Avec l’instauration des congés payés et la promotion des loisirs et des vacances, les Français optent de plus en plus pour le camping, alternative intéressante pour les revenus modestes. Mais à cette époque, le camping est surtout sauvage et sa généralisation n’est pas vue d’un bon œil : ses usagers sont décrits de manière de plus en plus péjorative, notamment les utilisateurs de camping-car dont l’installation est imposante. Et l’ensemble des stéréotypes visant les usagers se rassemblent finalement sous un seul terme qui fait son apparition à la même époque : le « beauf ».

Pas de quoi décourager les camping-caristes ! Dans les années 70, on dénombre déjà plus de 400 000 véhicules aux Etats-Unis. De plus en plus accessible, la pratique du camping-carisme se démocratise, jusqu’à atteindre les 6312 immatriculations françaises en 1990. L’engouement pour ces véhicules de loisirs se confirme dans les années suivantes : en 2005, les ventes de véhicules neufs dépasseront même le seuil des 20 000 immatriculations ! Oui mais voilà, avec 80% d’acheteurs de plus de 60 ans, le camping-car est associé aux retraités et est vu comme un mode de déplacement vieillot, pour ne pas dire ringard… Il faudra attendre la crise sanitaire de 2020 pour que le VDL prenne un coup de jeune.

Livre blanc VDL

Jeunesse et liberté : comment l'image du camping-car s'est dépoussiérée

Aujourd’hui, l’image du camping-car s’est améliorée, notamment grâce au rajeunissement de ses usagers. Symbole de liberté, il séduit de nouveaux profils d’usagers. Son essor a été particulièrement important au moment de la crise sanitaire. Après avoir été enfermés pendant plusieurs semaines, c’est avec de forts besoins de mobilité que les Français se sont tournés vers les véhicules de loisirs pour assouvir leurs envies de voyage. La crise sanitaire a ainsi rebattu les cartes dans les profils d’acheteurs, tout en en boostant les ventes. Ce changement de regard s’explique surtout par l’envie des gens, toutes générations confondues, de retrouver une connexion avec la nature et par la mise en valeur de ce mode de vie faite par les réseaux sociaux. Si certains privilégient les fourgons ou vans aménagés, pour la plus grande liberté de mouvement offerte, l’engouement pour les camping-car n’est plus à démontrer.

Camping-car : une tendance durable

Plus qu’une conséquence de la crise sanitaire, le camping-car semble s’inscrire en tant que tendance durable. Bien que le marché se soit replié de 20% par rapport à l’année 2021, les chiffres restent très forts pour un secteur marqué par les difficultés d’approvisionnement. La pénurie de microprocesseurs n’a en effet pas permis aux constructeurs automobiles de répondre à la demande de châssis des constructeurs de camping-cars. Ce qui n’empêche pas l’année 2022 d’être la deuxième meilleure année de ventes de camping-cars. Une tendance portée par l’engouement parallèle pour les vans et fourgons aménagés.

Camping-car : la compacité au cœur des attentions

Camping-car, fourgon ou van aménagé, dans le monde du VDL, l’enjeu pour les constructeurs et aménageurs est toujours le même : gagner en compacité. C’est pourquoi, l’optimisation de l’espace est l’un des principaux défis à relever pour satisfaire pleinement les acheteurs.

Pour cela, constructeurs et aménageurs ont intérêt à opter pour des équipements conçus pour prendre le moins de place possible dans le véhicule, tel que le produit Integral créé par Dolphin Charger qui conjugue trois fonctions en un seul coffret :

Le format ultra-compact (20,3 x 17,4 x 6,7) et la possibilité d’effectuer un montage horizontal ou vertical sur ce produit correspond particulièrement aux enjeux des VDL.

Lire aussi - Integral : comment Dolphin a mis au point le produit idéal selon les désirs de ses clients VDL


Qualitative et adaptable, la solution Integral constitue une réponse concrète face à l’enjeu de compacité rencontré par les constructeurs et aménageurs de véhicules. Vous souhaitez en savoir plus ? Contactez-nous !

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