12 janv. 2022

Brouillard salin : comment protéger l’électronique des bateaux de la corrosion ?

Protéger l’électronique des bateaux de la corrosion nécessite la réalisation de tests destinés à distinguer et comprendre les causes de la dégradation. Pour anticiper la corrosion et protéger les navires, il existe un test particulièrement efficace : le test au brouillard salin. Menés en enceinte de corrosion, ces essais ont pour but de valider la tenue dans le temps des différents éléments présents à bord.

Corrosion des bateaux : pourquoi est-il important de protéger les appareils électroniques ?

Lorsqu’elle attaque un navire, la corrosion peut engendrer de nombreux problèmes. Casses de pièces, arrêts d’installation, dysfonctionnements à répétition des appareils… L’environnement marin, avec les propriétés physiques et chimiques propres à l’eau de mer, est en effet le milieu idéal pour la création et le développement de la corrosion.

Le phénomène de corrosion se produit par une interaction chimique-physique entre un matériau métallique et son environnement ou les autres matériaux qui l’entourent. La corrosion provoque alors la consommation lente et continue du matériau, entraînant la détérioration conséquente de ses caractéristiques et de ses propriétés physiques. A cette dégradation s’ajoute la recomposition du matériau avec d'autres éléments de l'environnement. Ainsi, dans certaines conditions environnementales, les métaux et les alliages tendent à revenir à leur état naturel le plus stable, la plupart du temps celui de sel, d'oxyde ou d'hydrate. Pour empêcher ce phénomène de corrosion de se produire, notamment en atmosphère marine, il s’avère crucial d’optimiser le choix des matériaux et de leur revêtement organique ou inorganique.

Lire aussi : IP65, IP66, IP67 : quel indice de protection privilégier dans la conception des bateaux de plaisance ?

Comment lutter contre la corrosion à bord des bateaux ?

De nombreux moyens sont disponibles pour lutter contre la corrosion des métaux à bord des bateaux :

Les peintures et les vernis :
simples d’utilisation, ils arrivent en première place des moyens de lutte contre la corrosion.
Le revêtement chimique : il en existe différents types ; le traitement à l’alodine pour l’aluminium, la phosphatation des métaux ferreux et le mordançage pour les alliages de magnésium.
La métallisation :
il peut s’agir d’étamage, de galvanisation, ou d’aluminage. L’opération consiste à déposer un métal protecteur ou un revêtement par dépôt électrolytique (zinc, cuivre) dans lequel une anode se dissout pour ensuite revêtir la pièce à protéger.
La protection anodique :
une couche d’oxyde protectrice est créée en surface de la pièce. On parlera d’anodisation des alliages d’aluminium et de protection des alliages de titane.
La protection cathodique :
utilisée pour la protection des coques et hélices de bateaux, des câbles sous-marins et des réservoirs, cette technique consiste à mettre en place une cathode, soit une pièce sacrificielle. Davantage électronégative que celle que l’on souhaite protéger, cette pièce permet de dévier l’effet de pile. C’est elle qui se détériorera ainsi progressivement à la place des pièces à protéger.

Quels tests effectuer pour s’assurer de la résistance de l’électronique à la corrosion ?

Les essais de résistance à la corrosion se déroulent souvent en atmosphère artificielle, afin de pouvoir analyser la tenue et le comportement de la pièce ou du système à tester. Tests de condensation, d’immersion ou de brouillard salin, il existe de nombreux types d’essais qui peuvent parfois se cumuler et s’alterner. Le ou les essais à opérer devront être choisis en fonction de l’élément à tester, de ses propriétés et de ses caractéristiques. Pour les éléments électroniques, il est ainsi possible de réaliser un essai au brouillard salin.

Les essais au brouillard salin neutre ou acétique pour protéger l’électronique des bateaux de la corrosion

Les essais au brouillard salin servent à vérifier la résistance d’un matériau métallique, avec ou sans revêtement protecteur contre la corrosion.

L’essai au brouillard salin neutre, également appelé test NSS (Neutral Salt Spray), s’avère très efficace pour la détection d’altérations de certains revêtements organiques, métalliques, de couche de conversion ou d’oxydes anodiques. La durée de l’essai varie en fonction des matériaux à tester et peut atteindre plus de 1 000 heures pour ceux particulièrement résistants à la corrosion.

L’essai au brouillard salin acétique ou cupro-acétique,
aussi appelé test ASS (Acetic Acid Salt Spray) ou test CASS (Copper Accelerated Salt Spray) est, lui, davantage utilisé pour tester la résistance des revêtements décoratifs en mélange de cuivre, nickel ou chrome, ainsi que les revêtements organiques ou anodique sur les alliages d’aluminium.

Quelles sont les conditions d’essai au brouillard salin ?

La méthodologie et les procédures d’essai au brouillard salin neutre ou acétique sont encadrées par les normes DO-160, ISO 9227, ASTM B117 et ISO 60068. Pour une validation des résultats obtenus, les tests doivent être réalisés dans le strict respect de ces normes. Il existe notamment des contrôles de densité, de pH et de pluviométrie à effectuer en cours d’essai.

Comment interpréter les résultats de l’essai de corrosion au brouillard salin ?

A la suite d’un test au brouillard salin, il convient de quantifier, d’étudier la nature de la corrosion et de comparer les dégradations subies par les différents matériaux. Cela peut être fait de différentes façons :

En pesant les éléments testés
avant et après l’essai : une importante corrosion entraîne en effet, une prise de poids.
En réalisant des examens micrographiques
sur coupe, afin de déterminer la profondeur de la corrosion.
En comparant des photos des éléments corrodés
prises lors de l’essai au brouillard salin pour illustrer les phénomènes de corrosion et leur évolution dans le temps.

Dans le secteur marin, le fait d’être sur l’eau entraîne des problématiques de corrosion qu’il est important de combattre, notamment lorsqu’il s’agit de protéger l’électronique à bord des bateaux. Dolphin Charger, spécialiste de la marine, vous propose des solutions de charge de batterie spécialement conçues pour résister à la corrosion : les cartes de charge Dolphin sont ainsi testées et traitées contre le brouillard salin. Tropicalisés et marinisés, nos produits bénéficient d’un vernis de protection qui fera durer l’électronique dans le temps ! Vous souhaitez en savoir plus ? Contactez-nous !

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